METIER :
Solier moquettiste, un métier méconnu
Ce sont eux qui sont chargés de poser les sols souples, textile, linoléum, PVC ou caoutchouc. C’est un travail de finition, qui intervient en fin de chantier, après le peintre.
De part la diversité des matériaux utilisé il n’est pas monotone. De plus il est possible d’associer différents revêtements, de faire des incrustations. Il peut s’agir aussi d’agencement en fonction de la configuration et de l’utilisation de l’espace. C’est en quelque sorte un métier d’artiste puisqu’il laisse part à la création et demande un bonne dose de perfectionnisme associée à une grande méticulosité. Il faut donc faire preuve d’une bonne condition physique comme dans tous les autres corps de métier du bâtiment mais il faut y ajouter une bonne capacité d’analyse pour effectuer un bon métrage et enfin une bonne dextérité pour les finitions (coins, marches et incrustations). Si ce métier présente beaucoup d’attrait et peut attirer il n’en demeure pas moins méconnu et dépourvu de formation.
La seule formation qui existait pour la pose de revêtements de sol était un complément de quelques heures à la formation des peintres. Les fabricants de sols souples ont pallié à cette pénurie par la mise en place d’une formation spécifique, adaptée au marché. Il y a aujourd’hui 150 stagiaires en formation pour 18 mois mais c’est encore insuffisant puisque les besoins du marché sont estimés à environ 500 personnes par an. Jean Joseph a suivi cette formation en alternance il y a deux ans. Il passait deux semaines tous les deux mois à Rennes pour y suivre les enseignements, le reste du temps sur les chantiers. Aujourd’hui, grâce à ça, il a obtenu le poste qu’il visait, à savoir qu’il est passé du salarié au SMIC à un statut de chef d’équipe qualifié payé environ 1500 €. C’est un avancement non négligeable, qui lui permet d’apprécier son travail et de former des apprentis à son tour. Le secteur des revêtements de sols est actuellement un marché porteur puisque les sols souples sont installés partout, dans les écoles comme les hôpitaux, les logements comme les locaux professionnels et industriels.
De quoi ouvrir des perspectives…