METIER :
Maçon
Si le maçon est d’abord celui qui pose la première pierre dans la réalisation d’un bâtiment, ses compétences dépassent désormais les murs et cloisons.
On y entre par la porte de l’apprentissage, avec un CAP ou un BEP. Les possibilités d’évolution sont grandes et on peut grimper jusqu’à l’école d’ingénieur en passant par le BTS ou DUT, ou le Brevet de technicien. C’est un métier qui demande force physique et endurance mais aussi un bon esprit d’équipe. En y mettant du sien, on peut espérer devenir chef d’équipe et puis, qui sait, créer sa propre entreprise. Malgré toutes ces perspectives, c’est un secteur où la pénurie de main d’œuvre est grande, en majeure partie car ce métier méconnu souffre d’idées reçues négatives. C’est pourtant un métier à évolution rapide qui est aussi considérablement amélioré par les avancées technologiques.
Il y a déjà des différences notoires entre le maçon traditionnel qui assemble des éléments, comme les parpaings, et le constructeur en béton armé. Il y a aussi des différences entre le travail du maçon traditionnel, pénible, et celui qui utilise les nouvelles technologies et ces facilités.
Par exemple, le joint mince est venu révolutionner la maçonnerie traditionnelle. Il suffit désormais d’appliquer le joint au rouleau et de poser la brique. C’est plus rapide, moins pénible et ça nécessite moins de matériaux. Là où il fallait 10 à 15 m3 de sable, il ne faut plus aujourd’hui qu’une dizaine de sacs.
Un autre exemple d’avancée technologique est donné par le mortier fluide fabriqué industriellement. Ces chapes auto lissantes et auto nivelantes recouvre tout support et il faut une dizaine de minutes pour recouvrir 80 m². Il apporte donc un meilleur rendement, une fatigue moindre et la possibilité de faire 2 à 3 chantier dans la journée.
Autant d’exemples qui devraient revaloriser ce métier boudé par les jeunes et pourtant si porteur de perspectives.