DOSSIER:
Le granulat
Peu connu il est pourtant fortement utilisé. C’est le matériau de base des habitations et des infrastructures routières ou ferroviaires. Pour idée, chaque français consomme 7 tonnes de granulats par an. 400 millions de tonnes de cette ressource sont utilisés chaque année.
Le matériau brut est appelé tout-venant. Il est d’abord lavé pour être débarrassé de l’inutile, comme l’argile. Il est ensuite concassé pour devenir du sable (0-5 mm) ou du gravier (5-20mm) . Enfin il est criblé pour constituer les stocks acheminés vers les clients.
Comme toute ressource naturelle, ses réserves ne sont pas inépuisables. Les industriels s’attachent donc à l’économiser. Il y a un risque de pénurie car les réserves diminuent alors que la consommation continue à progresser, dans la mesure où les besoins en construction ou en infrastructure ne cessent de croître.
Les alternatives
Les industriels le font venir de plus loin, d’où des incidences de prix liées au transport. Le coût de ce dernier est souvent supérieur à celui de l’extraction. La région Ile de France par exemple, ne produit que 50% des granulats qu’elle consomme. Elle importe donc l’autre moitié de régions françaises ou de Belgique.
Ce transport à des effets sur le coût mais aussi sur l’environnement puisque seuls 3% sont transportés par voie fluviale et 2% par voie ferrée. Tout le reste circule par camions.
Avant d’être livrés, les granulats sont contrôlés. Le granulomètre permet de vérifier le calibrage et ainsi de livrer au mieux les clients. Il y a différent produits comme le sable ou le gravier roulé, concassé ou partiellement con cassé. Le roulé est plus décoratif et est utilisé sur les trottoirs ou façades dans le béton inerte où la surface est désactivée pour faire apparaître le squelette donc le granulat.
Il compose 60 à 70% du volume du béton, c’en est donc un composant essentiel. Chaque béton a besoin d’un granulat particulier, il conditionne ses propriétés, sa maniabilité et plasticité, sa résistance mécanique ou sa résistance aux agressions chimiques. Ce choix est donc très important.
Le granulat choisi a diverses origines : de rivière ou de mer, du concassage de roches massives ou des mélange de plusieurs d’entre eux. Les bétonniers sont donc confrontés à l’augmentation du coût du granulat qui a pu dépasser celui du ciment. Ils sont donc obligés d’imaginer et d’anticiper avec des matières de substitution comme des matériaux marins, des concassés calcaires ou alluvionnaires.
Pour pallier à la pénurie à venir vu la conjoncture favorable de la construction et du bâtiment, les industriels seront peut-être dans l’obligation de trouver des alternatives et d’utiliser des matériaux recyclés.