Dossier :
La formation des peintres en bâtiment : une inadéquation avec la réalité ?
Devant la réduction du temps imparti à la réalisation d’un chantier ou d’un décor, il devient de plus en plus difficile de trouver de la main d’œuvre suffisamment aguerrie pour réaliser des peintures décoratives de qualité.
Un passage dans un atelier de CFA, nous apprend que dès la première année les apprentis, confrontés à la dure réalité d’un chantier ne tiennent pas tous le coup, le taux d’abandon est de 10% dans les 3 premiers mois et 50% après la formation. Les jeunes apprennent les techniques de peinture dans de petits box, la réalité a une autre dimension. La peinture décorative, très à la mode, ne laisse de la place qu’aux meilleurs. Chaque apprenti doit beaucoup à son tuteur, qui en tant que professionnel, va le mettre sur le terrain et attend de lui technique et rendement.
La prise de conscience de la réalité d’un chantier fait de beaucoup de manutention et préparation, est un des points forts de la formation pour adultes. Il ne faut pas perdre de vue que la manutention et la préparation des supports sont la majeure partie du temps de travail. Là encore c’est la forte motivation qui permet de mener à bien la formation …
En perspectives d’avenir, la couleur va du rouge pour les pessimistes au vert pour les jeunes pleins d’espoir. Les débouchés s’amenuisent et donc les possibilités d’embauche se raréfient. Mais les plus motivés et qualifiés peuvent encore se faire une place. D’autant que les conditions de travail s’améliorent et les produits aussi.